La déception contre la Bulgarie : la France n'ira pas à la coupe du monde

La déception contre la Bulgarie : la France n'ira pas à la coupe du monde
Novembre 1993

Reynald Pedros : « Je n'avais jamais connu une telle douleur »

Le benjamin des Tricolores s'est battu pendant 90 minutes sur la pelouse du Parc des Princes. L'Amérique, lui, il y croyait, il l'a même aperçue. Battu, écrasé, laminé par la défaite, ses mots d'après-match touchent, comme sa détresse. Rencontre avec un joueur K-O debout.
BOUSCULADES et impatience, mercredi soir au Parc des Princes, dans la salle de conférences d'après-match. Ambiance épaisse et lourde, l'équipe de France vient de louper son retour chez les grands du ballon. Encore une fois, les Bleus devront se contenter du petit carré vert de leur poste de télévision pour participer à une coupe du monde de football.
Gérard Houllier quitte la salle, triste comme son duffle-coat. « Nous avons vécu le scénario le plus catastrophique qui soit. Les Bulgares n'ont eu que deux occasions, et... A une minute de la fin du match, nous avons le ballon à 80 mètres de nos buts et nous ne sommes pas capables de le garder. Je suis malheureux pour les joueurs. Ils peuvent avoir des regrets, pas de remords. » Puis le sélectionneur se lève, énervé par une question sur son avenir et quitte la salle comme chassé par la réalité tout à coup entrevue.
Les journalistes bulgares, tout à leur joie, emplissaient la salle de cris et d'embrassades, joyeux bonheur, inattendu et revigorant. Quelques joueurs tricolores se hasardèrent dans la cohue. Cheveux encore collés de la douche récente. Seul dans un coin, Reynald Pedros fixait le sol. Noyé dans son malheur, les yeux gonflés de larmes mal retenues, le benjamin de l'équipe laissait couler sa toute nouvelle tristesse.
« Je n'y crois pas encore. Impossible de réaliser. Tout paraissait tellement évident. C'est un coup du sort, ce deuxième but nous a tués. » Le regard du Nantais survole ceux qui l'écoutent, les questions l'effleurent mais il semble continuer un monologue intérieur. Spectateur d'un film qu'il n'a pas fini de se repasser. « On a été sérieux. Plus que face à Israël. On a beaucoup donné. C'est terrible. Jusqu'au bout, nous nous sommes battus. Entre nous, nous nous encouragions pour ne pas baisser, nous laisser aller dans les dernières minutes, ne pas craquer - Ouais, c'est bon, ça va aller, on va tenir ! -, puis ce but... »
Pas facile à vingt-deux ans, lorsque l'on est encore un bleu des Bleus, d'assumer une défaite que personne n'osait envisager. Surtout lorsque pendant quatre-vingt-dix minutes on s'est donné à fond, jamais rassasié de cavalcades et toujours affamé de ballon. « Ça fait très mal. Je sais que la défaite fait partie de notre métier de footballeur professionnel, qu'elle est une composante inévitable de cette vie, comme la joie, le bonheur de la victoire ou du but marqué lorsque tout le stade se lève et crie ton nom. Mais moi, je n'avais jamais connu une telle douleur, une telle déception. Je ressens comme une injustice mais en même temps c'est plus fort, encore plus dur, car inattendu, si soudain. Tout était possible, la Coupe du monde, quand même... La Coupe du monde c'est pas rien et puis, crac ! tout s'écroule. »
Les minutes défilent, les silences succèdent aux longues phrases monocordes, on écoute en silence cette émotion si rare en ce milieu. « Ça ne sert à rien de revenir en arrière. Désormais, c'est fait, nous n'irons pas aux Etats-Unis. Faut assumer... Pourtant, je vous jure, aucun d'entre nous ne s'y voyait déjà. Nous étions conscients de l'enjeu, pas question de crier victoire avant le coup de sifflet final. Je crois que l'on a été sérieux. Bon, il faut passer à autre chose, parler de l'avenir. Lorsque Ginola est rentré, cela nous a apporté un petit plus. Je suis sonné, encore sous le choc. Dans le vestiaire, personne ne disait rien. Les anciens étaient muets, complètement éteints. J'avais l'impression que le film allait s'arrêter, que j'allais me réveiller de ce cauchemar et que, tout à coup, tout le monde allait se mettre à danser et que nous étions qualifiés. Que c'était une terrible farce. »
Un peu plus loin, des Bulgares chantent encore leur plaisir et le début d'une aventure qu'ils imaginent forcément longue et belle. Reynald Pedros lève les yeux, indécis. Doit-il partir comme ses camarades, quitter cette salle pour retrouver les autres joueurs et peut-être terminer la soirée avec eux ? Il ne sait pas. Rien de prévu. Ou bien rester là et continuer de parler ? Comme ça, pour rien, juste pour parler et sans doute parce que ça fait du bien. Malgré tout.
« On dit que la défaite apprend quelque chose. Moi j'aurais préféré apprendre aux Etats-Unis. Il va falloir oublier. Il y a le club, heureusement, les amis, les proches. Je vais rentrer à Nantes. En championnat aussi c'est dur de perdre dans les dernières secondes, mais là... Bon, reste à se bagarrer, prendre les choses à bras-le-corps, recommencer. Je crois que le groupe restera soudé. C'est vrai, je suis le plus jeune... Mais même à vingt-deux ans, ça fait mal. Bien sûr, je pense déjà à la prochaine. Celle-là on l'organise, alors on sera là... Mais ce but, quand même... »
FABRICE LANFRANCHI.

http://www.humanite.fr/journal/1993-11-19/1993-11-19-688644

FRANCE/BULGARIE
France : Cantona (32), reprise de volée de 6m à droite, après une remise de la tête aux 16m par Papin d'un centre de la droite de Deschamps.
Bulgarie : Kostadinov (37), Kostadinov (90)

Les équipes

FRANCE

LAMA Bernard (Paris-Saint Germain F.C.)
DESAILLY Marcel (Milan A.C.)
ROCHE Alain (Paris-Saint Germain F.C.)
BLANC Laurent (A.S. Saint Etienne)
PETIT Emmanuel (A.S. Monaco)
DESCHAMPS Didier (Olympique de Marseille)
LE GUEN Paul (Paris-Saint Germain F.C.)
SAUZÉE Frank (Atalanta Bergamasca Calcio) puis >81 [2] GUÉRIN Vincent (Paris-Saint Germain F.C.)
PEDROS Reynald (F.C. Nantes-Atlantique)
PAPIN Jean-Pierre = (Milan A.C.) puis >69 [7] GINOLA David (Paris-Saint Germain F.C.)
CANTONA Eric (Manchester United F.C.)

BULGARIE

MIKHAILOV Borislav
KREMENLIEV Emil
IVANOV Trifon
KHUBTCHEV Petar
TZVETANOV Tsanko puis > 82 ALEKSANDROV Petar
LETCHKOV Yordan puis > 82 BORIMIROV Daniel
YANKOV Zlatko
BALAKOV Krasimir
KOSTADINOV Emil
PENEV Lyuboslav
STOITCHKOV Christo
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# Posté le dimanche 21 mai 2006 05:50

Modifié le lundi 22 mai 2006 17:55

Présentation du trio magique : Pedros, Loko, Ouédec

Présentation du trio magique : Pedros, Loko, Ouédec
Pedros, Ouédec, Loko : un trio de Nantais forcément d'attaque

ENTRE Reynald Pedros et Nicolas Ouédec, il y a juste dix-huit jours de différence. Nés tous deux au mois d'octobre 1971, ils font partie de cette jeune classe nantaise qui chavire aujourd'hui les défenses du championnat de première division. A ceux-là, il faut adjoindre l'incontournable troisième homme, Patrice Loko, plus vieux d'une bonne année seulement. Ils forment le trio d'attaque le plus innovant que l'on ait vu depuis des lustres dans le football français. A tel point qu'Aimé Jacquet, excédé par le ronron actuel des Bleus, les a pris en bloc dans le groupe tricolore. A notre tour, nous les réunissons dans ces colonnes. Entretien.
Deux ans et demi plus tôt, le FC Nantes était menacé de relégation et risquait la liquidation judiciaire. A l'époque, vous étiez encore dans l'antichambre d'une équipe pro au bord du naufrage. On vous lance donc dans le grand bain plus tôt que prévu lorsque le club repart et vous voilà en équipe de France aujourd'hui...
Nicolas Ouédec :
On peut dire que cet épisode fut vraiment un mal pour un bien, parce que ça nous a tous lancés en pleine lumière quand l'équipe est finalement repartie en division 1. S'il n'y avait pas eu les problèmes financiers, on n'en serait pas là aujourd'hui. Quand je pense que le club a failli couler, je me dis quelle chance que ce soit arrivé à cette période-là ! C'était le moment idéal de nous botter les fesses. Il fallait que l'on prenne nos responsabilités. Finalement, le coach (Jean-Claude Suaudeau, NDLR) a misé gros sur nous mais il a bien eu raison de nous faire confiance.
Reynald Pedros :
Quand je me retourne, je me dis : qu'est-ce que ça paraît loin, tout ça ! Le fait que l'on se retrouve à assumer le club aussi vite n'avait que des avantages, en fin de compte. Pour nous, c'était la chance unique à saisir et, pour le club, c'était une bonne solution financière de nous utiliser. Moi aussi, je suis persuadé qu'on ne serait pas ici sans les problèmes qu'a connus le FC Nantes.
Patrice Loko :
En ce qui me concerne, ces difficultés ont eu moins d'impact. J'ai toujours été appelé dans les sélections en équipe de France : juniors, espoirs, A'. Bref, il y a une continuité. La seule nouveauté serait en fait de figurer dans le Onze de départ pour la première fois de ma vie.
Vous êtes tous issus du centre de formation nantais où vous avez même poursuivi votre scolarité. Y a-t-il un rapport entre ce long parcours commun et votre réussite actuelle ?
Reynald Pedros :
A force de côtoyer les gens, on arrive forcément à bien les connaître... On se voyait 24 heures sur 24, ou presque, donc au moment de jouer ensemble au football, on ne se posait pas de questions sur l'un ou l'autre, je ne me demandais pas comment untel allait réagir si je lui passais la balle comme ça. On n'avait pas forcément des liens plus étroits que dans d'autres collectifs, mais il est sûr qu'on n'était pas fâchés. C'est déjà beaucoup.

http://www.humanite.fr/journal/1994-10-08/1994-10-08-709587

# Posté le dimanche 21 mai 2006 05:55

Modifié le lundi 22 mai 2006 17:56

3-0 au parc - mais ils sont ou les parisiens? : la saison de rêve pour Pedros et Nantes

3-0 au parc - mais ils sont ou les parisiens?  : la saison de rêve pour Pedros et Nantes
Les joueurs nantais réinventent le football en mouvement

Ils sont jeunes, jouent ensemble depuis longtemps et se trouvent les yeux fermés sur un terrain. Cela leur a suffi pour triompher du Paris-SG au Parc mercredi (3-0) et faire le trou en tête de championnat.
ILS n'en finissent plus de se taper dans les mains. L'atmosphère est moite dans les vestiaires nantais. L'ambiance ressemble à celle d'une finale gagnée. Le genre de match pour l'exemple, où l'on quantifie enfin le véritable niveau de jeu d'une équipe. Nantes offre depuis le début de saison un football de mouvement d'une amplitude exceptionnelle. Après 22 matches sans défaite, une place de leader solide en tête du championnat, il aura fallu cette 23e rencontre pour jauger définitivement la valeur et la solidité de l'ensemble.
« Ici, à Nantes, on développe les intelligences », aime à dire Coco Suaudeau, l'entraîneur. L'homme ne renâcle pas devant l'immodestie mais peut quand même se targuer d'avoir de la suite dans les idées. Depuis 36 ans, il délivre le même discours aux apprentis footballeurs du FC Nantes. Celui d'un jeu aéré au possible, à une touche de balle. Un jeu où les acteurs évoluent d'un même pas dans l'espace. Il n'y a qu'à suivre une seule fois une séance d'entraînement des « Canaris » sur le terrain de la Jonelière pour comprendre. Les exercices de travail tournent tous grosso modo autour du même axe : la technique individuelle au service de la fluidité collective. De fait, le ballon se déplace sans temps morts, les joueurs se trouvent en aveugle, évoluant dans un tempo identique. Et Coco Suaudeau, sifflet à la bouche, veille à la manoeuvre comme un professeur sourcilleux. « C'est la victoire du sang-froid, de la maturité dans l'approche de l'événement comme dans son déroulement », analysait le coach nantais après le match du Parc.
Le premier des trois buts, qui ouvre ensuite tous les espaces, est typique de la démarche : Reynald Pedros, étonnant manieur de ballon, décèle le sens de la course de Patrice Loko avant que celui-ci n'ait encore esquissé le moindre geste. Du coup, le ballon est déjà parti sans que José Cobos, au marquage de Loko, ne puisse prendre une décision valable. Ensuite, il est déjà trop tard. Sur les 16 buts inscrits par l'attaquant nantais cette saison, près de la moitié procèdent de cette même inspiration collective. « Nous avons grandi ensemble sur le plan du football », dit Pedros qui, plus jeune, passait son CAP au centre de formation nantais durant la semaine et jouait le dimanche avec Loko, Ouédec et consorts.
L'équipe a désormais son rythme de croisière. Forte de ses 10 points d'avance (même si PSG compte un match en retard), celle-ci peut envisager solidifier ses bases à l'avenir. Aller toujours plus vite, peaufiner encore les automatismes. « Si on ne s'égare pas, la confiance qui nous habite peut se renforcer », clame Suaudeau. Il fait ainsi également référence au risque d'éparpillement de ses joueurs pour la prochaine saison. Le PSG a déjà adressé des offres à Christian Karembeu. Jean-Michel Ferri, le capitaine, a avoué son désir de partir afin de signer un contrat rémunérateur. Le FC Nantes, qui a évité de justesse la liquidation judiciaire il y a trois saisons, se raccroche désormais à l'espoir d'une place en Ligue des champions à l'automne prochain, synonyme d'un appel d'air financier important et seul susceptible d'éviter le pillage. L'aventure en jaune aurait alors quelque chance de se poursuivre.
LAURENT CHASTEAUX.

http://www.humanite.fr/journal/1994-10-08/1994-10-08-709587

1994/95 : Saison de tous les records

Alors que le club a fini 5e les deux saisons précédentes, Nantes fait partie des outsiders pour contrer le favori désigné : le Paris Saint-Germain. Champion d'automne avec dix points d'avance et aucune défaite, l'équipe ne sera jamais rejointe et ira même battre Paris 3-0 sur son terrain. Nantes gagna beaucoup de matches à domicile sur le score sans appel de 3-0, devenant ainsi le tarif maison. Cette saison-là Nantes a clairement survolé le championnat comme peuvent en témoigner ces statistiques :

Invincibilité : 32 journées
Plus petit nombre de défaite : 1
Victoires consécutives à domicile : 6
Victoires consécutives à l'extérieur : 3
Meilleure attaque : 71 buts
Meilleure défense : 34 buts
Meilleur buteur : Patrice Loko (22 buts)
Meilleur passeur : Reynald Pedros (10 passes décisives)
Plus longue série d'invincibilité pour un gardien : Dominique Casagrande (523 minutes)
Meilleur joueur étranger évoluant en France : Japhet N'Doram
Meilleur entraîneur Jean-Claude Suaudeau
Meilleur centre de formation

# Posté le dimanche 21 mai 2006 06:00

Modifié le lundi 22 mai 2006 17:58

La ligue des champions : Pedros magique contre Porto

La ligue des champions : Pedros magique contre Porto
2-2, le FC Nantes manque de peu de renverser un bon Porto
Grâce à deux buts exceptionnels de Pedros, les Nantais sont allés chercher le match nul à l'extérieur. Dans cette Poule A, la qualification pour les quarts se jouera lors du dernier match, contre Panathinaïkos.
MALGRE un doublé de Reynald Pedros, Nantes a loupé le coche hier soir à Porto (2-2) et devra assurer le 6 décembre face au Panathinaïkos sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions. La superbe prestation de Pedros, qui a frappé en contre aux 3e et 33e minutes de jeu, a permis aux Canaris de mener à la marque jusqu'à ce José Carlos égalise à la 55e minute.
Très décevants, les Portugais - qui ont raté un penalty à la 74e -, avaient égalisé une première fois par Ljubimko Drulovic à la 10e minute de jeu. Mais les Nantais peuvent être déçus car une victoire, à leur portée, les aurait qualifiés. Les deux buts du meneur de jeu international ont néanmoins le mérite de jouer en faveur des Nantais en cas d'égalité avec Porto après la dernière journée du groupe A. Ce match a mis en évidence les qualités des Canaris - leur opportunisme en contre -, mais aussi leurs faiblesses - une fébrilité excessive en défense, qui s'est traduite par de nombreux cartons jaunes. Le match phare du groupe a pris sa tournure un peu folle dès la 3e minute, où Pedros s'en est allé tout seul faire oublier la pression initiale des Portugais d'un tir en cloche qui a médusé Vitor Baia, trop avancé.
Ce coup de théâtre ne décourageait pas les joueurs de Brian Robson. Ils se lançaient à l'assaut des buts de Dominique Casagrande et semaient la panique dans une défense nantaise nerveuse. Cette nervosité avait son prix : à la 10e, profitant de l'hésitation de deux défenseurs, Drulovic s'infiltrait dans la défense française et trompait Casagrande en force. La pression portugaise s'accentuait : Edmilson gâchait une belle chance d'un tir trop croisé (14e), Drulovic passait tout près du KO à la 21e. Mais Nantes demeurait très tranchant en contre. Claude Makélélé loupait le premier l'immanquable à la 18e. Puis Benoît Cauet trouvait le montant droit des buts de Baia à la 25e.
Lancé en pleine course, Pedros doublait enfin la mise à la 33e d'une reprise dans la lucarne qui ne laissait aucune chance au gardien de Porto, considéré comme le meilleur d'Europe mais bien peu inspiré mardi soir. Enfin, à la 40e, Roman Kosecki, seul face à Baia, tirait à côté alors que l'exploit était en vue. A la reprise, Porto se ruait sur les buts de Nantais trop attentistes et ces efforts payaient à nouveau à la 55e minute, sur un coup franc récupéré par José Carlos, qui égalisait d'un tir croisé. Dès la remise en jeu, du plat du pied, Pedros passait tout près du triplé.
La partie se jouait dès lors à quitte ou double. Pedros toujours, avant sa sortie sur blessure, Edmilson et Drulovic encore pouvaient à tout instant emporter la mise. C'est le remplaçant Jorge Couto qui semblait devoir forcer la décision à la 74e minute en obtenant un penalty pour une faute de Cauet. Mais Domingos expédiait le ballon dans les tribunes. Un dernier coup franc, détourné par Dominique Casagrande à la dernière minute, aurait pu faire basculer le match. Mais il y avait eu trop d'occasions ratées de part et d'autre pour que la marque évolue.

http://www.humanite.fr/journal/1995-11-23/1995-11-23-739280

FC Porto-FC Nantes Atlantique : 2-2

FC NANTES : Casagrande - Chanelet, Decroix, Guyot, Le Dizet - Makélélé, Cauet, Carotti, Ferri - Pedros (Ouédec 69e), Kosecki (Renou 77e).
Entraîneur : Jean-Claude Suaudeau.

Buts : Drulovic (10e), José Carlos (56e) pour Porto ; Pedros (3e, 34e) pour Nantes.
Avertissements : Cauet (73e), Carotti (77e), Casagrande (86e)

Résultats match de poule

EQUIPES POINTS J G N P Bp Bc

Panathinaïkos 11 6 3 2 1 7 3

FC Nantes 9 6 2 3 1 8 6

FC Porto 7 6 1 4 1 6 5

Aalborg BK 4 6 1 1 4 5 12

# Posté le dimanche 21 mai 2006 06:03

Modifié le lundi 22 mai 2006 17:52

Ligue des champions : Pedros la sanction contre le Spartak Moscou

Ligue des champions : Pedros la sanction contre le Spartak Moscou
Pedros sanctionné par son club ?

Le Nantais Reynald Pedros, exclu mercredi soir dans le dernier quart d'heure du match contre le Spartak Moscou, sera probablement sanctionné par son club. Coupable d'une faute de réaction sur le défenseur Dmitri Ananko, sous les yeux du sélectionneur national Aimé Jacquet, l'international sera entendu lundi ou mardi par le président, Guy Scherrer, et Robert Budzynski,directeur sportif. « Reynald est comme ça. Un hyper-émotif, réactif et aussi qualitatif. Pour acquérir la dimension supérieure que requiert son statut d'international, il a à maîtriser ce type de réaction. Il accuse certainement le coup, même s'il essaie de le cacher. Il s'est automutilé », a expliqué Budzynski.

Le joueur encourt un avertissement et une sanction financière de son club. L'an dernier, à la même époque, il avait été puni de trois matches de suspension ferme, à la suite d'un mauvais geste en quarts de finale aller de la Coupe de l'UEFA, contre le Bayern Leverkusen en Allemagne (5-1). Absent pour le match retour et les deux premières rencontres de poule en Ligue des champions, il sera automatiquement suspendu pour deux matches, et probablement quatre en sa qualité de récidiviste.

http://www.humanite.fr/journal/1996-03-08/1996-03-08-747150

Quart de finale match aller : 06/03/1996

FC Nantes-Spartak Moscou : 2-0

FC NANTES : Casagrande - Le Dizet (Chanelet 71e), Guyot, Decroix, Pignol - Makélélé, Cauet, N'Doram (Ferri 64e) - Pedros, Ouédec (Gourvennec 83e), Kosecki.
Entraîneur : Jean-Claude Suaudeau.

Buts : N'Doram (28e), Ouédec (69e) pour Nantes.
Avertissement : Cauet (28e).
Expulsion : Pedros 78e
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# Posté le dimanche 21 mai 2006 06:07

Modifié le lundi 22 mai 2006 17:51